Les Cnidaires - cours de biologie
Biologie Animal

Les Cnidaires

Les Cnidaires
L’embranchement des Cnidairesest composé d’organismes le plus souvent marins, parfois dulçaquicoles. Ils mènent une vie fixée (Hydre) ou libre (Aurelia) et sont fréquemment coloniaux (Obelia, Physalia). Dans de nombreux cas, ces animaux vivent en association avec d’autres organismes vivants, établissant des symbioses (Madréporaires et algues unicellulaires) ou une relation d’épizoïsme
(Anémone de meret Pagure).
L’exemple de l’Hydre d’eau douce(figure 2.8) nous permettra de préciser certains de leurs caractères fondamentaux.

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2.8. Hydre d’eau douce
(vue externe), x 20.
Le corps cylindrique de l’animal comporte une sole (fixation sur le substrat), une colonne gastrique et une aire péribuccale. Il est surmonté d’une couronne de six à dix tentacules entourant un orifice unique faisant office de bouche et d’anus. Cette forme est caractéristique des polypes de
Cnidaires et présente une symétrie radiaire d’ordre pair

 

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2.9. Hydre d’eau douce
(coupe longitudinale), x 40.
La paroi du corps est composée d’un feuil-let externe, l’ectoderme, et d’un feuillet interne, l’endoderme, délimitant une vaste cavité gastrovasculaire ouverte sur l’exté-rieur par la bouche. Une gelée, la mésoglée,sépare ces deux feuillets

La présence de tissus vrais, en l’occurrence d’épithéliums reposant sur des lames basales, fait de l’Hydreun Eumétazoaire, et leur organisation en deux feuillets justifie sa qualité de diploblastique (figure 2.9).

 

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2.10. Hydre d’eau douce : types cellulaires
(coupe longitudinale) a.x 390 ; b.x 1 340.
L’ectoderme est constitué de cellules myoépithéliales riches en grains de sécrétion et possédant à leur base des myonèmes contractiles, de
cellules sensorielles munies d’un cil apical excitable et de cnidocytes, cellules urticantes spécifiques des Cnidaires. Ceux-ci présentent un cnidocil
excitable et renferment une capsule, le cnidocyste, où sont logés le liquide et le filament urticant. L’endoderme est quant à lui composé de
cellules myoépithéliales riches en vacuoles digestives et portant un à cinq flagelles, de cellules glandulaires sécrétant enzymes ou mucus
et de cellules sensorielles. Les deux feuillets contiennent également des cellules interstitielles assurant leur renouvellement. La mésoglée
comporte des cellules nerveuses formant un réseau diffus avec les cellules sensorielles et les cnidocytes.

Chez les Cnidaires, de même que chez les Spongiaires, malgré l’organisation simple et l’absence d’organes, se développent donc des cellules spécialiséesdans la réalisation de certaines fonctions (figure 2.10), phénomène caractéristique des êtres vivants pluricellulaires.

La reproduction de l’Hydre d’eau doucepeut être réalisée par voie sexuée (figure 2.11)

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2.11. Hydre d’eau douce : reproduction sexuée
a.Coupe transversale de gonophore  mâle, x 110 ; b.Coupe transversale  de gonophore femelle, x 85. *
Des gonophores mâles (testicules) et/ou femelles (ovaires) se développent et for-ment des excroissances sur le corps du polype. Spermatozoïdes et œufs sont libé-rés par rupture du feuillet ectodermique.
À l’éclosion, une larve planula, ciliée et constituée de deux feuillets est libérée.
Elle se fixe au substrat et se transforme en une jeune Hydre

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2.12. Hydre d’eau douce : reproduction asexuée(coupe longitudinale), x 53.
Des bourgeons, évaginations diploblastiques, apparaissent dans le tiers inférieur du polype. Ils s’allongent, développent des tentacules puis se
détachent du polype parent après que leur bouche se soit ouverte.

L’embranchement des Cnidaires, Métazoaires diploblastiques, comporte deux sous-embranchements. Les Médusozoaires sont représentés par la classe des
Hydrozoaires (figures 2.13, 2.14, 2.15), dont l’Hydre d’eau douceest un exemple, et la classe des Scyphozoaires (figure 2.16) ; les Anthozoaires (figures 2.17, 2.18)correspondent au second sous-embranchement.

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2.13. Obelia, forme polype
(montage in toto), a. x 22 ; b. x 97.
Les polypes de cet Hydrozoaire forment descolonies : ils sont insérés sur des axes dres-sés (hydrocaules) portés par des structures
rampantes (hydrorhizes) et recouverts d’un squelette ectodermique (périsarc). Deux types de polypes sont présents à maturité :
les gastrozoïdes ou hydranthes, végétatifs, et les gonozoïdes, produisant la forme méduse par bourgeonnement.

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2.14. Obelia, forme méduse(montage in toto), x 172.
La méduse est constituée d’une ombrelle en forme de cloche, obturée par un dia-phragme, le velum (méduse craspédote).
Elle possède une saillie axiale, le manu-brium, portant la bouche et de multiples tentacules, dont certains sont associés à des statocystes (organes d’équilibration).
La cavité gastrovasculaire est subdivisée en un estomac central et en canaux radiaires débouchant dans un canal circulaire. Les gonades sont associées à la paroi des canauxradiaires.

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2.15. Cycle de développement  des Hydrozoaires
La forme polype alterne avec la forme méduse, mais dans certains cas l’une ou l’autre peut disparaître (méduse chez l’Hydre d’eau douce).
a.Polype ; b. Colonie issue du bourgeon-nement du polype ; c. et d. Méduses
sexuées ;  e. et  f.  Gamètes mâle etfemelle ; g. Zygote ; h. Larve planula nageuse.

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2.16.Aurelia, scyphistome(montage in toto), x 45.
Scyphozoaire caractérisé par la pré-pondérance de la phase méduse. Un petit polype, le scyphistome, est issu de la fécondation et du développement.
Il subit une segmentation transversale (strobilation) et donne naissance à de petites méduses (ephyra) dont la crois-sance conduit à des méduses adultes.
De grande taille, dépourvues de velum, elles sont riches en mésoglée, ce qui leur confère un aspect vitreux.

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2.17. Anémone de mer (vue externe), x 1,5.
Anthozoaire se présentant exclusivement sous forme polype.

Les Cnidairesconstituent donc un embranchement d’ani-maux Métazoaires diploblastiques. Si leur organisation générale est relativement simple, ils possèdent des cellules différenciées organisées en tissus. Ils forment très fré-quemment des colonies au sein desquelles un certain polymorphisme est observé et tendent ainsi à construire des « super-organismes », chaque individu pouvant faire office « d’organe » spécialisé. Il faut cependant attendre l’appari-tion d’un troisième feuillet tissulaire pour voir apparaître de véritables organes

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2.18. Anémone de mer : région antérieure (coupe transversale), x 9.
Les Anthozoaires ont la particularité de développer un pharynx, qui fait suite à la bouche et aboutit dans la cavité gastro-vasculaire. Cette dernière est subdivisée en six nou huit loges périphériques du fait de la présence de cloisons endodermi-ques, verticales et radiaires. Souvent, un important squelette, d’origine ectodermique ou composé de spicules mésogléens, est présent (Coraux, Madréporaires).

 

 

 

 

 

 

 

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