Les Chordés : Urochordés

Les Chordés : Urochordés
Les Urochordés regroupent un ensemble d’animaux marins, menant une vie libre au sein du plancton ((Thaliacés et Appendiculaires) ou une vie fixée (Ascidies).
L’exemple de la Cione(figures 4.13, livret couleur, page IV, et 4.14) nous per-mettra d’examiner leurs caractéristiques.

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4.13. Cione (vue externe) ; a.Animal dans sa tunique, x 1 ; b.Animal extrait de sa tunique, x 1.
Le corps se présente sous forme d’un sac allongé, mou, fixé sur son substrat par des crampons (rhizoïdes). Au pôle opposé, il développe un siphon buccal axial, définissant l’extrémité antérieure, et un siphon cloacal en position dorsale. Il est enveloppé dans une tunique translucide de nature cellulosique, ce qui justifie le nom de Tuniciers donné aux Urochordés. Débarrassé de sa tunique, l’animal apparaît recouvert d’un épiderme très fin, simple, à travers lequel des bandes musculaires circulaires et longitudinales sont observables. Par transparence, le ganglion nerveux est visible entre les deux siphons, ainsi que le pharynx, le tube digestif, l’ovaire et les conduits génitaux.

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4.14. Cione : dissection, x 1,9 (livret couleur, page IV).
L’appareil digestif débute par le siphon buccal, divisé en plusieurs lobes entre lesquels de ocelles sont observés. Il débouche sur un vaste pharynx surmonté d’une couronne de tentacules et présentant un raphé dorsal, languette ciliée, ainsi qu’un endostyle médio-ventral, gouttière ciliée. Ce pharynx est percé de nombreuses fentes bran-chiales qui mettent en relation la cavité branchiale (pharyngienne) avec une cavité péri-branchiale. Cette dernière communique avec l’extérieur par l’intermédiaire du siphon cloacal. Le pharynx s’ouvre sur un œsophage auquel font suite un estomac puis un intestin. Le tube digestif se termine par un rectum aboutissant à l’anus localisé au niveau du siphon cloacal.
L’appareil circulatoire, ouvert, comporte un cœur en forme de U logé dans un péricarde et placé dans la région viscérale. Il est associé à des sinus sanguins dépourvus de parois propres.
L’animal ne possède pas d’appareil excréteur différencié.

L’appareil génital de cet animal hermaphrodite est en revanche bien développé. L’ovaire est situé dans l’anse intestinale, l’oviducte lui fait suite, longe le rectum et s’ouvre sur une papille génitale au-dessus de l’anus. Le testicule forme quant à lui une glande ramifiée logée dans le tissu conjonctif emballant l’estomac. Le spermiducte, très fin, court le long de l’oviducte et aboutit à la papille génitale sous forme de petits tubes.
Le système nerveux est réduit à un ganglion ellipsoïdal localisé entre les deux siphons, à l’origine de nerfs, associé à une glande hyponeu-rale.

 

La reproduction sexuée de la Cioneimplique la libération des gamètes dans l’eau de mer où se déroule la fécondation. Au terme du développement embryon-naire, une larve, le têtard, est libérée (figure 4.15).

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4.15. Ascidie : têtard
(montage in toto), x 240.
Son corps enveloppé d’une tunique est formé de deux régions, le tronc (thorax) et la queue locomotrice. Le tronc, renflé, comporte essentiellement un pharynx
d’origine endodermique, auquel s’asso-cient deux replis ectodermiques latéraux à l’origine de la cavité péri-branchiale. Il présente également des cellules mésen-chymateuses et une vésicule cérébrale. Celle-ci est reliée au tube nerveux qui parcourt la queue en position dorsale. Il surmonte une chorde, qui reste limitée
à la queue (d’où le nom d’Urochordés attribué au sous-embranchement). De part et d’autre de cette structure, des masses musculaires assurant le dépla-cement de l’animal. Cette larve, après quelques jours de vie libre, tombe sur le fond et se métamorphose en un animal fixé (régression de la queue, développe-ment du pharynx).

L’organisation du têtard est caractéristique : chorde dorsale, surmontée par un tube nerveux (épineurien), pharynx percé de fentes (pharyngotrémie). Elle est perdue au moment de la métamorphose, en relation avec le mode de vie fixée que présente l’animal adulte. La Cione, ainsi que les autres Urochordés, appartient bien à l’embranchement des Chordés, Métazoaires triploblastiques cœlomates deutérostomienset épineuriens. Le cœlome est toutefois très réduit dans ce groupe (il est limité à la cavité péricardique) et la métamérie est profondément altérée

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