Le pétiole ; les trachéides scalariformes de Polypode - cours de biologie
Biologie Vegetal

Le pétiole ; les trachéides scalariformes de Polypode

Le pétiole ; les trachéides scalariformes de Polypode

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Diagnose
La coupe transversale de pétiole
Les    feuilles    aériennes    du    Polypode    s’insèrent    sur    une    tige    souterraine    ou    rhizome.    Chacune    comporte
un    pétiole    dressé    qui    supporte    un    limbe    lobé.
La coupe transversale du pétiole permet de repérer de l’extérieur vers l’intérieur (photo A) :
•  Un épiderme en partie lignifié avec quelques stomates au niveau des deux expansions sommitales(photo C) ;
•  Un sclérenchyme en couche continue ;
•  Trois cordons vasculaires (ou stèles) disposés en cercle (photo A). Leur organisation est en tout point conforme  à celle des cordons du rhizome avec, en périphérie, un endoderme à cadre discret de lignosubérine et un péricycle  plus interne, puis deux massifs de xylème I convergents ceinturés par des massifs de phloème I (photo B).
La symétrie bilatérale est un caractère foliaire ; la forme circulaire est propre au pétiole. L’importance du tissu de sou-tien qu’est le sclérenchyme, la présence d’un parenchyme médullaire notable et d’un épiderme typique confirment le  caractère aérien de cet organe.
Les trachéides scalariformes du métaxylème en coupe longitudinale
La coupe longitudinale d’un cordon vasculaire (photo D) met en évidence la superposition de cellules conductrices  non perforées ou trachéides. Chacune présente des parois longitudinales inégalement épaissies, les dépôts de paroi  secondaire s’organisant en barreaux horizontaux reliés dans les angles par des montants verticaux. Cette disposition  dite scalariforme (en forme d’escalier ou d’échelle) est spécifique du métaxylème des Filicophytes. Les zones épaissies  sont par ailleurs lignifiées. Ainsi ces cellules conductrices de sève brute sont aptes à résister à des tensions diurnes et  des pressions nocturnes notables. En raison de leur caractère imperforé à la différence des vaisseaux, le transfert ver-tical de cellule à cellule se réalise au travers des ponctuations scalariformes des parois « transversales » dont la forte  obliquité peut s’interpréter comme un moyen d’augmenter la surface d’échanges.

 

Schéma en figurés conventionnels

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