Cycle de développement

Cycle de développement
Le cycle de développement des Bryophytes comporte ainsi 2 phases successives :
– La phase gamétophytique, haploïde, correspond aux protonémas et aux tiges feuillées (ou aux thalles des hépa-tiques). Les tiges feuillées sont porteuses des organes sexuels : ce sont des gamétophores(phoros= qui porte).
Suivant les espèces, les gamètes de deux sexes sont portés soit sur le même pied (barbule des murs), soit sur des
pieds issus d’une même protonéma (funaire), soit sur des pieds différents issus de protonémas différents (polytric).
– La phase sporophytique, diploïde, correspond au sporogone. Il y a donc alternance de deux générations avec
dominance de la phase haploïde.
Le cycle est saisonnier ; il dépend des conditions climatiques, en particulier du rythme de température et d’éclai-rement. Sa chronologie dans la nature est assez précise.
a) Multiplication végétative
En marge du cycle sexué, très fréquemment les Bryophytes se multiplient par voie végétative, c’est-à-dire sans
fécondation ni réduction chromatique. Les processus sont variables. Dans les cas les plus simples il s’agit d’une
simple fragmentation, sorte de bouturage naturel, soit de l’extrémité des feuilles ou du thalle, soit même du pro-tonéma. Parfois des structures de dissémination spécialisées uni ou pluricellulaires, les propagules, sont mises en
jeu. La multiplication végétative est très générale chez les hépatiques. Dans certaines conditions écologiques, elle
est assurée uniquement par cette voie : tout le développement est alors effectué en phase haploïde.
Les « tapis de mousses » sont formés par intense bourgeonnement des pieds feuillus. L’envahissement des pelouses
et gazons qui demandent des scarifications régulières est dû à la prolifération végétative d’Hypnobryales à tiges
ramifiées, rampantes. Dans les tourbières, les immenses accumulations de sphaignes (p. 83) résultent en grande
partie des capacités de néoformation de points végétatifs.
b) Mousses diploïdes et tétraploïdes
Des expériences classiques ont établi que des fragments de soie ou de capsule (sporophyte) mises en culture, in
vitro, pouvaient régénérer des cellules qui s’organisent en protonémas donc ici à 2n. Ces protonémas produisent
des tiges feuillées également à 2n. Ils sont fertiles et la fécondation conduit à un œuf puis à un sporogone qui est
exceptionnellement à 4n. Le cycle de développement peut donc s’accomplir avec un doublement du stock
chromosomique (2n/4n). Les tiges feuillées à 4n ne sont pas fertiles.

Capture

3-47 et 3-48. Multiplication végétative par propagules.
Tetraphis, mousse.
3-47. Corbeille, co, développée au sommet d’une tige feuillée
stérile, tf. Des propagules, pr, s’en détachent (×10).
3-48. Détail d’une propagule, massif de cellules chlorophyl-liennes capables de régénérer un nouvel individu (×180)

 

Capture

3-49 et 3-50. Cycle de développement.
3-49. Cycle d’un polytric, mousse dioïque.
3-50. Chronologie du développement d’un polytric en forêt de Fontainebleau (D’après J.N. Hallet).

 

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