Basidiomycètes • Le genre amanite - cours de biologie
Biologie Vegetal

Basidiomycètes • Le genre amanite

Basidiomycètes • Le genre amanite
Les amanites forment un genre de champignons à chapeau bien développé, fréquent dans la nature et important
car il comporte à la fois des espèces comestibles recherchées (A. des Césars ou oronge ; A. rougissante ou golmotte)
et des espèces toxiques dangereuses (A. muscarine ; A. panthère) voire mortelles (A. phalloïde ; A. vireuse ;
A. printanière).
Le carpophore est caractérisé par un voile généralqui enveloppe entièrement les stades jeunes. Avec la croissance,
ce voile est étiré puis déchiré laissant habituellement une volvemembraneuse autour de la base du pied et des
verrues ou écaillesplus ou moins persistantes sur le chapeau. Le pied garde le plus souvent un anneau, reste du
voile partiel.
L’amanite phalloïde est responsable de la grande majorité (90 à 95 %) des empoisonnements mortels causés par
les champignons. Elle contient plusieurs principes toxiques dont des polypeptides cycliques qui altèrent profondé-ment le fonctionnement cellulaire (foie et rein en particulier) : la phalloïdined’une part, qui fragilise les membranes
(destruction des lysosomes) et l’amanitine, d’autre part, qui perturbe les synthèses d’ARN (destruction des
nucléoles). La phalloïdine est la plus utilisée en biologie cellulaire pour sa capacité de se lier aux filaments d’actine,
qu’elle stabilise. Un remède contre l’empoisonnement par l’amanite est de consommer beaucoup de viande crue ;
la phalloïdine se lie aux très nombreux filaments d’actine ingérée et sa toxicité est ainsi diminuée. L’empoisonne-ment est d’autant plus grave que les signes cliniques (vertiges, douleurs abdominales, vomissements puis
hémorragies et déshydratation aiguë) se manifestent longtemps (24-48 h) après l’ingestion, c’est-à-dire alors que
le poison est dans le sang et que les lavages d’estomac sont devenus inutiles. Le traitement efficace fait intervenir
une sérothérapie (sérum antiamanite).

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2-58 à 2-60. Amanite.
2-58. Développement du carpophore d’une amanite.
2-59. Coupe longitudinale très jeune.
2-60. Caractères de l’amanite phalloïde (l’amanite printanière, A. verna, également mortelle, est entièrement blanche).

 

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2-61 à 2-64. Espèces appartenant au genre amanite.
2-61. Amanite citrine (Amanita citrina)au chapeau jaune clair. Non ou peu toxique, elle est surtout dangereuse par risque de
confusion avec les amanites vénéneuses (× 2/3).
2-62. Amanite muscarine ou amanite tue-mouche (Amanita muscaria)au chapeau rouge vif couvert, au moins dans les stades
jeunes, d’écailles blanches ; amère et toxique (hallucinogène) (× 1/2).
2-63. Amanite phalloïde (Amanita phalloïdes). Commune du printemps à l’automne, en particulier dans les sous-bois de
feuillus. Mortelle(× 1/2).
2-64. Amanite rougissante ou a. vineuse, ou golmotte (Amanita rubescens)à la chair rosée et aux écailles blanches. Comestible
mais peut se confondre avec l’amanite panthère qui, elle, est très toxique (× 1).

 

 

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